L’appréhension de la centralité marchande s’est longtemps appuyée sur le binôme accessibilité-attractivité. Cela a généré une survalorisation du rôle de la polarisation, et donc des centres, dans la structuration de la distribution spatiale des activités marchandes. Pourtant ce binôme accessibilité – attractivité est de moins en moins pertinent alors que nous sommes de plus en plus mobiles. Est-ce un découplage durable du centre et de la centralité ? Est-ce la fin du centre comme lieu privilégié de l’expression marchande ? Assurément non. Ainsi, l’appréhension des rapports spatiaux entretenus entre la fonction marchande et l’espace nous amène à envisager quatre modes de centralité différents : centralité de polarisation, centralité d’ancrage, centralité de positionnement, centralité en distanciel. Pour chacun d’entre eux, le rapport centre-centralité se redessine selon des règles et des motivations différentes. L’article, à portée épistémologique et théorique, propose de faire le point sur cette pluralité de la centralité marchande et de ses rapports entretenus avec la concentration marchande sous forme de centres.
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